JOURNAL DES ENTREPRISES – TERRAOTHERM®. Implantation dans le Dunkerquois

19 septembre 2016

THERMIQUE La filiale de Starklab innove avec une nouvelle technique thermique d’échange air/eau. Elle s’implante à Grande-Synthe pour lancer son industrialisation. 

Fraîchement distinguée pour l’innovation de son procédé d’échange thermique, basé sur l’évaporation et l’énergie fatale, la société TERRAOTHERM® (dont le nom administratif est So Boost SAS) annonce une série de projets pour 2016. 

Implantation dans le Dunkerquois
Après avoir investi 1M€ pour développer la technologie TERRAOTHERM®, l’entreprise du même nom prévoit de déménager son siège social dans le Dunkerquois, où elle dispose déjà d’un local dans la ruche de Saint-Pol-sur-Mer pour un effectif de 6 salariés.“L’implantation se fera dans la ZI de Grande-Synthe, dans les anciens locaux de cette ancienne usine de peinture”, explique Audrey Keunebrock, président de l’entreprise. 

Cette installation nécessitera un investissement de 775.000€. “Le site nous permettra de produire en plus grande série notre échangeur thermique, pour en diminuer le coût de revient”, ajoute la présidente qui précise avoir reçu une aide au développement de la région ainsi que la Communauté Urbaine de Dunkerque d’un montant de 300.000€ pour la création d’emplois. TERRAOTHERM prévoit la création d’une vingtaine d’emplois d’ici à 2019. 

Le choix du Dunkerquois est notamment lié à l’accueil que l’entreprise à reçu au pôle Energie 2020 et le soutien de la Communauté Urbaine, selon les dires de la direction. 
Le tissu industriel offre, par ailleurs, un véritable débouché pour TERRAOTHERM® puisque la société veut utiliser les fumées d’usine comme source d’énergie. “Un premier test doit être effectué sur l’incinérateur de Dunkerque pour traiter la pollution avant d’en exploiter de l’énergie”, explique Jaouad Zemmouri, professeur à l’université Lille 1 et missionné pour l’entreprise. L’acquisition d’une société d’installation est d’ailleurs en projet. 

Cet échangeur, utilisé dans l’agriculture mais aussi en génie climatique, a des applications multiples et garantiraient une économie de l’ordre de 30 à 70%. La maison mère, Starklab, a créé une autre filiale, Seagrid, pour une utilisation électrique. “Dans 2 ou 3 ans, on a bon espoir de produire de l’électricité à partir de l’énergie de vapeur”, conclut la présidente. Un projet pour lequel plusieurs millions d’euros devront être investis afin d’établir un démonstrateur. 

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