ECO 121 – TERRAOTHERM, l’échangeur nouvelle génération

10 janvier 2015

Audrey Keunebrock. Elle veut réduire de 30 à 70% les factures énergétiques grâce à un procédé de ventilation innovant. 

Du parapublic à la création d’entreprise, il n’y a parfois qu’un pas. C’est celui franchi par Audrey Keunebrock. Cette ingénieure de Polytech Lille a imaginé un échangeur eau-air permettant selon les besoins de chauffer ou de climatiser des locaux industriels, agricoles mais aussi de répondre au marché des particuliers. 
Son système baptisé TERRAOTHERM® évite toute déperdition d’énergie puisque les fluides se mélangent. Cela permet par la même occasion de nettoyer de ses impuretés l’air rejeté. Installée à la ruche d’entreprise de Saint-Pol-sur-Mer, TERRAOTHERM® a déjà quelques belles signatures à son compte. Si la créatrice collabore avec K’bane pour les demandes des particuliers, elle bénéficie d’une installation pilote dans les serres du lycée horticole de Dunkerque. Bientôt, le dispositif sera utilisé dans un élevage de lapins à Berck-sur-Mer. L’air chaud dégagé par les animaux adultes sera récupéré pour être réinjecté vers le box des nouveaux-nés. “Nous allons chercher l’énergie habituellement non exploitable”, explique la fondatrice qui assure réduire de 30 à 70% la facture énergétique après installation. Après deux ans d’études, subventionnées en partie par Bpi, Audrey Keunebrock a créé TERRAOTHERM® en janvier 2013. Cette ex-directrice de l’intelligence économique chez Eurasanté est ensuite passée chez Osyris en charge de la vente des prestations R&D de la société aujourd’hui disparue. C’est à l’issue de cette expérience qu’elle saute le pas de l’entrepreneuriat en créant d’abord Starklab qui conseille les PME dans leur R&D. Lors d’une mission, elle planche sur la problématique du chauffage et des économies d’énergie. 

Une idée qu’elle creuse et qui donnera plus tard naissance à TERRAOTHERM® et à sept brevets. De 5 personnes aujourd’hui pour 300K€ de chiffre d’affaires, elle espère passer à une quarantaine d’employés d’ici 4ans et générer 1,5M€ de CA grâce à la fabrication et à la vente de licences. 

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