ALTERCO – TERRAOTHERM®, la start-up qui veut stopper le réchauffement climatique

1 octobre 2016

Professeur de physique à l’université de Lille I, Jaouad Zemmouri est aussi conseiller scientifique dans Starklab, une société de services en recherche et développement créée par son épouse, Audrey Keunebrock. C’est à Antibes, en 2012, après une journée de travail chez un client, que lui vient l’idée à l’origine de TERRAOTHERM®. Le couple contemple la Méditerranée sous le soleil. Jaouad Zemmouri prend alors conscience de la quantité colossale de chaleur solaire que cette masse d’eau emmagasine, et son instinct de chercheur toujours en éveil lui fait se poser une question qui va l’occuper pendant plusieurs années: comment récupérer cette énergie? 

« Faire passer de l’air dans l’eau »
Pour y répondre, Jaouad Zemmouri mène pendant plus d’un an des recherches qui débouchent sur l’invention d’un système original d’échange d’énergie. Le principe: de l’air froid intimement mélangé à de l’eau chaude en ressort à la température exacte de l’eau, sans déperdition. 
Pour exploiter ce procédé, Audrey Keunebrock et Jaouad Zemmouri créent une société qui va devenir TERRAOTHERM. Les dépôts de brevets leur permettent de vérifier que personne n’avait pensé à une chose aussi simple que « faire passer de l’air dans l’eau »

« On a le sentiment de révolutionner le monde, de changer le monde à notre échelle » Audrey Keunebrock

Jaouad Zemmouri a inventé un nouveau type d’échangeur de chaleur, révolutionnaire, qui devrait avoir des débouchés énormes: le traitement d’air, le recyclage d’énergie et tous les échanges thermiques à des fins de chauffage ou de climatisation. Ce marché, dominé par de grands acteurs internationaux, représente plusieurs centaines de milliards d’euros et il est à la portée de TERRAOTHERM, procédé beaucoup plus performant que le système dominant, l’échangeur à plaques. 

Un circuit fermé très économe en énergie
Audrey et Jaouad comprennent qu’ils ont une pépite entre les mains. Mais contrairement à 90% des start-up, la leur n’est pas numérique: elle est industrielle et doit faire ses preuves sur le terrain. Un terrain accueillant, au demeurant: les collectivités locales sont prêtes à les aider. 

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